Comment bien dimensionner un onduleur solaire
Le dimensionnement d’un onduleur pour une installation photovoltaïque autonome consiste à garantir qu’il pourra alimenter en permanence la totalité des charges, tout en absorbant les pointes de démarrage des appareils équipés de moteurs. Un onduleur sous-dimensionné se met en sécurité ou surchauffe ; surdimensionné, il coûte plus cher et fonctionne à faible rendement.
La méthode consiste à partir de la charge continue totale, à ajouter une marge de sécurité, à prévoir une éventuelle expansion future, puis à corriger par le rendement de conversion. On obtient ainsi la puissance requise, arrondie à la taille commerciale supérieure.
Puissance continue, surtension et forme d’onde
La puissance continue est celle que l’onduleur délivre en permanence. La puissance de surtension (ou puissance de pointe) est celle qu’il doit fournir pendant quelques secondes au démarrage des moteurs — pompes, compresseurs, réfrigérateurs — qui peuvent demander de 2 à 3 fois leur puissance nominale.
La forme d’onde est également déterminante : un sinus pur est indispensable pour les moteurs et l’électronique sensible, tandis qu’un sinus modifié peut convenir à des charges purement résistives comme l’éclairage ou le chauffage.
Pourquoi la tension batterie compte
Pour une même puissance, plus la tension du parc batterie est élevée, plus le courant continu est faible. Un courant élevé impose des câbles de forte section, augmente les pertes et les échauffements. C’est pourquoi on privilégie le 24 V au-delà de 1 000 W et le 48 V au-delà de 3 000 W.
Choisir la bonne tension dès la conception évite des reprises coûteuses et améliore le rendement global de l’installation.